printemps de la jupe les lycéens lyonnais entrent en scène


Cette année, Lyon accueille pour la seconde année le Printemps de la jupe et du Respect. Cet événement créé à Rennes en 2006 par l'association Liberté couleur est en effet relayé par l'association lyonnaise ALS.

En premier lieu, l'événement fait de la jupe un analyseur des relations entre les femmes et les hommes mais aussi des relations entre les filles comme entre les garçons (que disent les filles sur les autres filles, que disent les garçons entre eux sur les filles qui portent des jupes...). Ce qui se joue, à travers la jupe, c'est la question du jugement de valeur porté sur les femmes qui est, le plus souvent, un jugement aussi spontané que sévère.
Nathalie Perrin-Gilbert,
Maire du 1er
inaugure la soirée
aux côtés des responsables
de l'association ALS
Or, ce jugement prétend se constituer sur le principe du respect. Une femme respectable serait une femme dont les tenues effaceraient la portée érotique du corps. Dit autrement, pour qu'une femme soit respectée, il faudrait qu'elle s'applique à ne pas susciter le désir chez autrui... Tâche difficile quand on sait par ailleurs que le devoir de plaire, associée à l'exigence de ne pas "se laisser aller", suppose de porter une attention constante à la mise en scène de soi.

Pourtant, le Printemps de la jupe ne s'en tient pas à discuter de ce vêtement et des jugements qui l'accompagnent. Il ne vise pas plus à inciter à ce que les femmes "qui se sont battues pour porter le pantalon" soient assignées à une injonction à "paraître féminine" se traduisant par le port de la jupe obligatoire.
Pas de prosélytisme, donc. En revanche, questionnement et élaboration d'outils de prévention sont à l'ordre du jour. La question de la jupe sert de prétexte à la discussion sur toutes les questions qui peuvent survenir lorsque l'on interroge des lycéens et des lycéennes sur la manière dont ils perçoivent leurs relations.

C'est ce qui s'est passé hier soir 6 avril à la Mairie du 1er arrondissement de Lyon.

Cette session ouverte au public exposait le travail d'élèves du Lycée La Martinière-Diderot. Le support d'expression qu'ils ont choisi était le théâtre.
En plusieurs pièces, ils ont mis en scène la question de l'évolution historique du droit des Femmes, (jouant des textes de Molière, de Voltaire, de Marivaux) et déclamant la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges (dont voici le début de l'article 1: "La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits", 1791).
La condition féminine au XVIIIè siècle était ainsi interrogée par des textes progressistes produits à la même époque.

Ensuite, d'autres scènes ont été jouées, écrites par les élèves celles-ci, qui portaient sur les relations entre les femmes et les hommes dans le monde du travail, dans la famille, dans la sphère publique...

Les thèmes de l'égalité dans l'accès à l'emploi, de la parité et du respect, de la répartition des tâches ménagères dans le foyer, mais aussi la violence dans le couple (tant physique que psychologique) et, bien sûr, le port de la jupe... ont été abordés.










une actrice dans le débat

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